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Villes en guerre, 1914-1918

La Wallonie et Bruxelles, retour sur images Les auteurs des ouvrages La Wallonie dans la Grande Guerre et Bruxelles ville occupée font le pari de raconter le vécu des Wallons et des Bruxellois au cours de la Première Guerre mondiale à travers l'image. Ils explorent comment la photo, la carte postale ou encore la presse illustrée ont traduit les enjeux majeurs de cette période troublée.

Les livres sont en vente au CegeSoma au prix de 20 € chacun.


 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un double défi

Six ans après le lancement de la série “Villes en guerre” consacrée à la Seconde Guerre mondiale, ces deux nouveaux volumes transposent l'approche au premier conflit mondial, tout en faisant face à un double défi: proposer une synthèse sur une période nettement moins explorée que ne l'est la Seconde Guerre mondiale, et se baser sur un matériau photographique moins abondant et plus dispersé.

 

L'image comme enjeu

Lorsqu'éclate la Grande Guerre, la photographie fait partie du quotidien depuis plusieurs années déjà. Se faire tirer le portrait aux moments clés de la vie est devenu une pratique sociale courante. Certes, tout le monde ne possède pas un appareil, mais l'objet tend à se répandre. L'image est dès lors un enjeu et l'occupant entend bien la contrôler. Diverses mesures restrictives expliquent ainsi la rareté des photographies d'amateurs. Le travail des photographes professionnels est quant à lui mieux conservé. En effet, malgré l'occupation, la photographie de presse connaît une véritable explosion durant la Première Guerre. Néanmoins, contrôle oblige, certains sujets sont traités en abondance, tandis que d'autres ont laissé peu de traces dans la mémoire visuelle. Les quatre auteurs ont toutefois mis à jour nombre de clichés originaux illustrant dans sa diversité le quotidien des villes en guerre.

 

Wallonie et Bruxelles, singularités et convergences

À travers ces deux volumes, le lecteur découvre les singularités comme les convergences entre ces “villes en guerre”. Si la capitale échappe aux massacres et aux destructions opérées sur le reste du territoire, elle connaît rapidement, comme ses consœurs wallonnes, la faim, la pénurie et la misère. Statut de capitale et présence allemande obligent, Bruxelles voit se dédoubler sa vie culturelle, avec la création d'une communauté allemande dans la capitale que l'on retrouve peu dans le pays wallon. Par contre, l'une comme l'autre devront faire face au problème lancinant des milliers de réfugiés à nourrir, loger et soigner.

Richement illustrés, ces deux ouvrages s'efforcent de présenter le vécu intime des Wallons et des Bruxellois au cours de la Première Guerre mondiale. Cette approche de la guerre par la photographie a le mérite de proposer une tout autre manière d'appréhender le quotidien de cette période troublée.

 

- La Wallonie dans la Grande Guerre 1914-1918 [Alain Colignon & Mélanie Bost], La Renaissance du Livre, 2016, 176 p.
- Bruxelles ville occupée 1914-1918 [Chantal Kesteloot & Bruno Benvindo], La Renaissance du Livre, 2016, 176 p.

 

Les livres peuvent être commandés auprès du CegeSoma par courriel (Lut Van Daele) ou par téléphone (00 32 2 556 92 11) pour le prix de 20 € chacun (frais de port non compris) au lieu de 22,90 € (prix de vente en librairie).

 

 

25 / 11 / 2016

 

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